L'Annonce

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C'est un pays rude, un pays où l'hiver ne laisse aucun répit, un pays de montagne. Quand Annette venant du nord rejoint Paul dans ses montagnes, ce sont deux solitudes qui se rencontrent.

Ce que réussit Marie-Hélène Lafon dans ce très brillant et très subtil roman est passionnant. Elle a les mots simples, les mots justes pour décrire ces vies de solitude et d'espoirs souvent déçus.

Un livre juste, un livre vrai.

 

Présentation de l'éditeur :

"A Nevers, la deuxième fois, Annette et Paul avaient apporté des photos. Ils avaient eu l'idée le premier jour, en novembre. Ils ne savaient plus qui l'avait pensé et proposé d'abord. Ils avaient été du même avis ; ça aiderait pour raconter pour faire comprendre ; ils n'étaient pas seuls dans cette affaire, ils n'étaient pas neufs ; l'enfant la mère la soeur les oncles, on les imaginerait mieux, chacun de son côté, avant de les connaître en vrai.". Paul, quarante-six ans, paysan à Fridières dans le Cantal, ne veut pas finir seul. Annette, trente-sept ans, vit à Bailleul dans le Nord. Après avoir rompu avec le père de son fils, elle doit s'en aller, recommencer ailleurs... Marie-Hélène Lafon nous raconte leur rencontre, née d'une petite annonce dans un journal, lue et découpée. C'est une histoire d'amour.

 

samedi 28 janvier 2012 01:34 , dans Romans


The good feeling

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Il est LA référence mondiale de la contrebasse. Christian McBride est à son instrument ce que Miles Davis était à la trompette, un Maître.

Il a accompagbé les plus grands et est depuis quelques temps le co-directeur du Musée National du Jazz à Harlem.

Dans ce superbe album, ça swing, ça chante et ça jazz ! 

 

Extrait du très bel article paru dans le journal suisse Le Temps :

Le jazz, que voulez-vous, est une famille, que certains pour cette raison précise haïssent. Décréter toutes les trente secondes sa dissolution imminente dans le magma indifférencié d’une world music anonyme est devenu un tic journalistique. Une famille, même et surtout privée de ses ancêtres, ça trouve mille ruses pour s’inventer des retrouvailles où ajuster le ­présent, sans en sacrifier la dynamique, aux flamboiements du ­souvenir. De cette palingénésie jubilatoire, Christian McBride offre l’image peut-être la plus sidérante par l’ampleur de ses références à la culture familiale du jazz.

Pour faire vite, il rappelle, par sa posture autoritaire, gros son en avant et souplesse de félin, la robustesse déliée de Ray Brown, et, par l’élégance naturelle avec laquelle il se jette dans toutes sortes d’aventures pas toujours préméditées, le cosmopolitisme stylistique de Ron Carter. Soit deux figures de géniteurs auxquelles il faudrait ajouter la ribambelle de cousins, demi-frères, oncles et tuteurs qui squattent son imaginaire. Un homme au centre – de son temps, du jazz dans sa dimension historique, des débordements possibles vers d’autres musiques – parfaitement qualifié pour dialoguer avec la douzaine d’interlocuteurs sans dénominateur commun qu’il s’est choisis pour son dernier projet.

Carte de visite? Plutôt que d’étaler avec complaisance ce qu’il sait faire les yeux fermés, il se place, dans plusieurs de ces duos, aux limites de ce qu’il maîtrise, histoire d’être au clair sur ce qui l’attire dans la gamme des déclinaisons possibles du jazz au XXIe siècle. Cela peut aller de l’Afrique, magnifiée par une Angelique Kidjo à la gouaille écorchée, à une incursion décomplexée chez ce Bach dont la violoniste Regina Carter bouscule l’apollinienne géométrie par d’incongrus clins d’œil à Stuff Smith. Son face-à-face avec Dee Dee Bridgewater tourne, lui, à l’épique. Parce que, «bigger than life», la contrebasse de McBride est une force de la nature qui lui permet, sur une de ces trames explosives à la James Brown, de jouer à elle toute seule le rôle de la section rythmique et des souffleurs du Godfather of Soul. C’est une Dee Dee déchaînée mais toujours juste qu’il révèle ou réveille ici, loin de cette outrance gratuite qui crée la gêne jusque chez ses admirateurs. En Sting aussi, mais par d’autres détours, il ressuscite le chanteur majeur qu’il a parfois oublié d’être. Pour ceux qui n’auraient pas pris la mesure de ses capacités d’adaptation, McBride se fait soudain paroi rocheuse pour permettre au nonagénaire Hank Jones de descendre en rappel, bel exploit, le pic faussement rassurant d’«Alone Together».

samedi 28 janvier 2012 01:34 , dans Musiques


Clive Staples Lewis

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Voici ce que l'écrivain irlandais disait de la littérature.


La littérature élargit notre être en nous introduisant à des expériences qui ne nous sont pas propres. Celles-ci peuvent être belles, terribles, impressionnantes, excitantes, pathétiques, comiques, ou simplement piquantes. La littérature nous donne accès à elles toutes. Ceux d’entre nous qui ont été de vrais lecteurs toute leur vie réalisent rarement de façon plénière cette énorme extension de leur être qu’ils doivent aux auteurs. Nous en prenons mieux la mesure quand nous bavardons avec un ami qui ne lit guère. Il peut être plein de bonnes qualités et de bon sens, mais il habite un monde étriqué, un monde dans lequel nous aurions du mal à respirer. L’homme qui se contente de n’être que lui-même, et dont l’individualité se trouve donc rétrécie, vit dans une prison. Mes seuls yeux ne me suffisent pas… Même les yeux de toute l’humanité ne me suffisent pas. Je regrette que les bêtes n’écrivent pas. Comme je serais heureux de savoir quel visage ont les choses pour une souris ou pour une abeille, et je serais encore plus heureux de percevoir l’univers olfactif chargé de toutes les informations et émotions que connaît un chien. Quand je lis de la bonne littérature, je deviens mille autres hommes tout en restant moi-même. Comme le ciel nocturne d’un poème grec, je regarde avec une myriade d’yeux, mais c’est encore moi qui regarde. Ici, tout comme dans la prière, dans l’amour, dans l’action morale, dans le savoir, je me transcende, et c’est quand je me transcende que je deviens vraiment moi-même. 

Clive Staple LewisSurpris par la joie 

vendredi 27 janvier 2012 08:20 , dans Auteurs


Histoire de France

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C'est au milieu des années 20 que paraît ce livre incontournable de Jacques Bainville. L'ouvrage raconte en 500 pages la passionnante histoire de notre nation. Il a été le plus grand succès de librairie de l'historien.

Pour qui veut découvrir l'histoire de notre pays, il n'est pas de meilleur introduction. C'est à la chute de l'Empire Romain que commence cet ouvrage, il se termine à la fin de la 1ere guerre mondiale.

D'une plume d'une rare virtuosité, Jacques Bainville captive  le lecteur de la première à la dernière page grâce à un sens inouï de la narration.

Ce livre devrait être lu par tous les écoliers de France !

 

Présentation de l'éditeur :

L'Histoire de France est l'œuvre de Jacques Bainville qui eut le plus de succès en librairie et qui le fit connaître du grand public. Deux mille ans d'histoire en 500 pages, un exploit que seule une idée maîtresse pouvait ordonner, celle de juger la vie d'un pays " selon les mêmes règles que la vie d'une famille ". La famille française, principe de communauté, de corps intermédiaire. Principe de paternité, via le principe monarchique. On mesurera aisément, à la lecture de Bainville, l'explosion contemporaine de l'idée de communauté nationale, sous les coups de boutoir de l'individualisme bourgeois et du consumérisme de masse. Pour Bainville, ce qui importe le plus à la clarté des événements " c'est d'exposer les motifs et les intentions des hommes qui conduisent les grandes affaires ". C'est un peu le " politique d'abord ". 

vendredi 27 janvier 2012 01:09 , dans Essais


Mon musée imaginaire

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L'homme est un érudit. Historien mondialement reconnu de l'antiquité romaine, Paul Veyne a une passion secrète, la peinture.

Tout au long d'une vie de recherche, il a parcouru pour son plaisir le triangle d'or de la peinture italienne qui va de Venise à Rome en passant par Florence.

Il présente dans ce superbe ouvrage tous les tableaux de la peinture italienne qu'il a admirés lors de ses nombreux périples et qu'il rêverait de voir dans un unique musée.

Un vrai beau livre.


Présentation de l'éditeur :

Une promenade dans les chefs-d'oeuvre de la peinture italienne à la lumière de l'Histoire sainte et de l'Antiquité romaine. Paul Veyne a une passion secrète : la peinture italienne. Il l'aime parce qu'elle est toujours élégante, même dans les tableaux religieux, où il arrive qu'il y ait du glamour! Il l'aime aussi parce qu'elle est sans cesse inventive, inattendue, et qu'à chaque demi-siècle elle nous surprend par une nouveauté qui est un coup de génie. Pour la première fois, Paul Veyne ouvre son jardin secret à ses lecteurs.


vendredi 27 janvier 2012 00:52 , dans Beaux livres


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